|
Les parabens sont des conservateurs très décriés mais cependant très utilisés dans la cosmétique. On les accuse et on les soupçonne de tous les maux, jusqu’à être à l’origine de certains cancers du sein…Qu’en est il réellement ? La peur de ses substances présentes dans la majeure partie des produits de beauté actuelle se justifie t’elle ? Des choix de consommation éclairés sont désormais possibles grâce aux labels certificateurs, seuls garants de l’absence de ses substances douteuses dans les produits de beauté.
Les conservateurs chimiques employés dans les produits de beauté, dont font partie les parabens jouent un rôle essentiel. Ils empêchent la croissance de champignons et de bactéries dans les produits et crèmes de soin. Ceux ci peuvent être contaminés notamment lors de la manipulation, si par exemple des règles d’hygiène élémentaires ne sont pas respectées. On utilisera une spatule désinfectée plutôt que de plonger les doigts dans le pot ! Mais les produits peuvent également présenter champignons et bactéries si la date de péremption n’est pas respectée et si les conditions de conservation sont inappropriées : milieu trop chaud et humide par exemple…Les conservateurs chimiques assure donc le maintien et la qualité des propriétés des formules cosmétiques. Mais à quel prix ?! Leur autorisation est officielle et légale dans les produits de beauté mais en réalité de plus en plus de consommateurs s’en méfient. Ce sont les produits antitranspirants qui les premiers ont alerté les autorités compétentes et les consommateurs. Suite aux travaux de recherche scientifique effectués par une britannique, le Docteur Philippin Fabre, de l’Université de Reading, (publiés dans le Journal of appli technologie) qui émettait un lien possible entre l’usage de déodorants et le cancer du sein. Cette étude a montré une accumulation de parabens dans des tissus prélevés sur 20 tumeurs du sein…Ces parabens auraient donc pénétrés dans l’organisme par la voie cutanée. C’est depuis cette étude que l’on suspecte les conservateurs que sont les parabens d’être possiblement à l’origine de perturbations du système endocrinien. Les parabens mimeraient l’action des hormones féminines en s’attachant aux récepteurs d’oestrogènes des cellules de l’organisme. Les facteurs hormonaux étant prédominants dans le développement du cancer du sein, on peut faire un lien de cause à effet entre l’usage de déodorants et produits de beauté aux parabens, et la maladie. Quoiqu’il en soit c’est la dose qui fait le poison et le risque vient de l’accumulation de parabens dans les tissus. C’est donc petit à petit et visiblement au cours d’années et d’années d’utilisation que proviendrait le danger. Comme on considère que 80% des produits d’hygiène corporelle et des soins de beauté en contiennent, il vaut peut être mieux s’abstenir de les utiliser. Les gammes de produits totalement dénuées de ces substances chimiques sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus fiables en terme de conservation. Les proliférations bactériennes et fongiques sont limitées de façon très efficace par la présence dans leurs formules d’huiles essentielles notamment et leur conditionnement dans des flacons airless. Ceux ci, en minimisant le contact du produit avec l’air, limitent leur oxydation. D’autre part, on ne doit pas plonger les doigts dans la crème, très souvent à l’origine de leur contamination. La garantie d’utiliser des produits sans paraben ne réside aucunement dans le choix de soins de pharmacie ou dermatologique, ni dans la mention « hypoallergénique ». La seule parade possible lors de l’achat de produits de beauté et soins reste d’orienter ses choix vers des marques proposant des gammes labellisées (Cosmebio, Nature et progrés ou encore BDIH….) ou la mention « sans paraben ». Attention, la seule mention « produit naturel » n’est aucunement une certification d’absence de paraben dans les produits, et elle est souvent utilisée à des fins marketing pour séduire abusivement le consommateur ! D’autre part certaines huiles essentielles, contiennent naturellement des parabens. Par exemple l’huile essentielle d’ylang ylang en contient jusqu’à 13 %. Ce qui ne veut pas dire que tous les produits à base d’huiles essentielles sont à bannir ! Au contraire, leur usage en quantité infime fait d’elles des conservateurs naturels de choix et des plus respectueux de l’organisme humain. Sachons lire les étiquettes : à éviter autant que faire se peut, les méthylparaben, ethylparaben et autres butylparaben et iso butylparaben, aux noms comme à l’action barbare sur le corps humain…
|